19.02.2009

500 euros et 500 secondes par sisi

 

1.Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
2. Relancer la chaîne en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
3. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants.
4. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom

Bon déjà j’essaierais de négocier un peu plus de thunes parce que je trouve que 500 euros, ça fait léger pour vivre mes dernière secondes.

Après une négociation infructueuse, je foncerais m’acheter un lanceur paintball métallique avec plein de recharges de toutes les couleurs indélébiles. Je passerais au bureau en pleine journée, pendant les heures de travail, j’ouvrirais la porte avec le pied et je gueulerais de toute mes forces « tout le monde dehors SAUF TROUDUC !!! » Je repeindrais les murs blancs et la nouvelle moquette grise avec des gerbes de couleurs différentes partout. Je prendrais Trouduc en otage et lui couperais les mèches de devant à ras. Je lui colorerais le reste en bleu. Je lui volerais les clefs de son scoot et je filerais chez moi pour faire mon testament. Je laisserais tout à mon copain sauf mes habits et mes sacs que je confierais à Nuche (qui mettrait un point d’honneur à ne pas vendre mes sacs sur ebay). En Ps, je mettrais que je veux bien donner mon corps à la science mais qu’il risquerait d’être sacrement alcoolisé quand on le retrouvera alors que ça serait à eux de voir s’ils peuvent en faire quelque chose.

J’irais ensuite acheter une bouteille de champagne, Veuve C, que je mettrais au frais dans le congélateur parce qu’il n’y aurait plus de temps à perdre.

J’allumerais mon ordi et suiciderais toutes mes boites mail, mon blog, mon facebook. Je brulerais toutes mes lettres, mes carnets de dessins, journaux intimes après les avoir re-parcouru, une coupe de champagne à la main.

Je donnerais ensuite rendez-vous à mes meilleurs amis et à mon copain dans un bar et je passerais le restant des mes secondes de vivante à rire avec eux (en imaginant que la police ne m’ait pas déjà retrouvée pour le saccage du bureau et la séquestration de TrouDuc…)

Voilà Fely ;-) Et je passe le relais à qui veut!

 

Edit de 20H07:

Etant donné que 500 secondes correspondent seulement à 8 minutes et non 8 heures, Je foncerais au Bar à Bulles avec mon pc portable. Je suiciderais ma boite mail, mon compte facebook, linkedIn, mon blog et tout le bazard tout en buvant coupe sur coupe du meilleur champagne (fuck la Veuve, je prendrais de la Cuvée Louise); j'écrirais un email commun de bye bye à tout le monde, j'appellerais l'inspection du travail pour dire que je vais mourir et que c'est à cause de mon boss, même si c'est pas vrai... faut bien que je me venge d'une façon ou d'une autre... J'attendrais la dernière minute pour appeler mon copain et partir avec sa voix dans la tête.


 

18.02.2009

Taupe of the Pop

Il est arrivé il y a un mois au bureau. Il a le dessous du bras gras, une coupe au carré gominée, un accent du sud (très sud) qu’il cache tant bien que mal avec un faux accent bourge. Quand il s’adresse à moi, il articule à fond et dit mon prénom tous les deux mots. Il me demande aussi si je vais bien à chaque fois que je le vois, même si je le vois 30 fois pas jour. D’ailleurs, il n’écoute jamais la réponse que je lui donne. Parfois, je lui dis «non, c’est la merde » et il ne percute puisqu’il répond « ah ben tant mieux ! »

Dès son premier jour dans la boite, TrouDuc l’a pris sous son aile. Il s’est surement dit qu’il avait un bon potentiel de trouduc. Et malgré tous ses défauts, je pense que Trouduc a du nez pour repérer les autres trouducs ; la boite en est remplie…

Au bout d’une semaine, brasgras a décidé de faire copain-copain avec moi… Au début, je n’ai pas trop compris… et tel un chien fou, j’ai accepté. Malgré son bras gras, les cheveux gominés et son air de ne pas y toucher,  j’ai voulu croire à cette histoire.

J’ai donc accepté d’aller déjeuner avec lui mais au bout de 26 secondes alors que le menu n’était même pas posé sur la table, j’ai vu clair dans son jeu. Il était là pour me faire parler ! Il voulait tout savoir et tout  connaître de mes intentions vis-à-vis de mon licenciement. Allais-je attaquer Trouduc aux prud’hommes ? Allais-je aller au Pénal ? Comment allais-je payer mon avocat ?

Il était définitivement en mission taupe pour Trouduc.

J’ai donc décidé de m’inventer une cousine avocate que je n’allais pas payer, un dossier en béton déjà prêt qui ne restait plus qu’à poster et une envie de les attaquer au pénal pour harcèlement sexuel ou moral… Je lui ai tout dit sous le ton de la confidence bien sur…

Et bien dès l’après midi, Trouduc m’a parlé sur un autre ton et a accepté une grande partie de ce que je lui demandais…

Depuis, la taupe continue son boulot et moi je joue à la conne toute la journée. Et j’ai peur de rester coincée.  

Dans la peau d'un TrouDuc 3: Email du vendredi soir 23H46

>Sisi,

> Merci de me dispenser à l'avenir de ces qualificatifs dans tes textos, la
> diplomatie sera de mise dès lors que le travail est fait correctement.
>
> J'en ai assez à devoir vous relancer et de constater ex post que des
> taches tombent en désérance. On n'est pas au club med ni à l'école.

>Avant que tu partes a nouveau en conges on fait un point tous les 3 SVP
>bilan de l'annee 2008 et voir s'il ne serait pas opportun de cesser notre
>collaboration, idem pour ta stagiaire
 
>Notre besoin : des collaborateurs matures autonomes et responsables

>30 euros de frais pour du café et 40 euros de photocopieuse sont bel et bien des preuves d’immaturité.
>
> Bonne soirée

>Très cordialement,

TrouDuc