29.09.2008

Vodka-miel

Vendredi soir, alors que j'étais avec mon mec en train de siroter un petit mojito tout en attendant un de ses vagues copains qui devait lui remettre un gros "dossier", mon éventuel futur employeur chez qui je voulais VRAIMENT travailler et qui me considérait comme "le meilleur profil" pour le poste proposé, m'annonçait avec un faux sanglot dans la voix, que malheureusement, ils avaient choisi une autre fille que moi. Je ne voulais pas montrer à mon mec que je venais de me prendre une claque alors j'ai souri à l'annonce de cette mauvaise nouvelle. Je devais aller à un apéro dinatoire dans moins de deux heures, il fallait que je garde la tête haute et mon mascara intact. Et puis le vague copain de mon mec est arrivé à ce moment là. Il lui a remis le "dossier" sous la table mais nous a tenu la jambe pendant plus de deux heures; deux heures où j'ai fait semblant de véritablement m'intéresser à ses histoires de skate et de problème de reconnaissance de la discipline qui n'a "même pas de fédération et qui est greffée à la fédé des rollers alors que les rollers et nous, on n'a pas les mêmes racines ni les mêmes problématiques". Je n’avais vraiment pas envie de parler de mon histoire de refus de poste alors je me suis lancée corps et âme dans une discussion sans fin, sur un sujet dont je n’ai rien à foutre en temps normal. Après avoir retracé l'histoire du skate parisien de 1973 à 2008, relancé sur l'implication zéro du maire de Paris sur ce dossier ou encore les déboires des profs de skate trop sympas qui donnent des cours à des handicapés moteurs et même que faire du skate sur un fauteuil ça parait pas facile... mon mec a réussi a nous arrêter. Il me faisait des gros yeux depuis un bon moment pour me signifier qu’il n’en pouvait plus. 

Nous sommes sortis du bar et mon copain m'a annoncé qu'il voulait passer par chez nous pour reposer le "dossier". Fuck, ai-je pensé. Si je repasse par chez moi, je ne vais jamais vouloir ressortir, je vais pleurer toutes les larmes de mon corps et être obligée de regarder la star ac, ce qui sur le coup est sympa, mais donne aussi le cafard dès la télévision éteinte. Après avoir essayé de négocier en vain, je n'ai même pas attendu d'arriver chez moi pour m'effondrer. Je lui ai annoncé la nouvelle dans le métro où j'avais juste des larmes qui coulaient, mais pas de cri ni de grimace (faut savoir pleurer classe). Dans la rue, les petits gémissements ont accompagné mes larmes. Chez moi, une tornade de larmes, de cris et de grimaces pressentaient l'annulation de ma présence à l'apéro-dinatoire où nous étions invités. Mon visage n’était plus opérationnel, mon humeur avait passé la barre de zéro et j’étais sur le point de remettre tout ma vie en question. Mon mec, notre appart, ma vie parisienne, mon boulot… et si je quittais tout pour recommencer quelque chose quelque part en Amérique du sud avec quelqu’un d’autre ?!

Mais que s’est-il passé le reste de la soirée ? Pourquoi cette note a-t-elle pour titre une boisson alcoolisée ? Est-ce que je vous écris en ce moment du Pérou où j’ai refait ma vie avec un mec que j’ai rencontré dans un bar alors que je buvais une vodka miel ?

Vous le saurez bientôt…  (Pour ma première note depuis un bail j’ai décidé de faire un peu durer le suspens)

Commentaires

ET voilà tu faich!! maintenant, toute la nuit, les yeux d'hibou pour savoir qu'est-ce qui quoi...!!

mais.. ravie de te relire...

Ecrit par : lanfeust55 | 29.09.2008

très contente de te relire aussi, vivement la suite!
j'imagine que vous avez du y aller quand même, à cet apéro, et que y a un rapport avec la vodka miel? une bonne cuite ça vaudra toujours mieux que la star ac de toute façon!

Ecrit par : dodolela | 29.09.2008

Dis, si je passe un de ses 4 au Pérou, tu m'héberges ?!? ;o)

(Koyotte en mode profiteur)

Ecrit par : Koyotte | 30.09.2008

Oh ma poulette, je connais tellement ces moments ou on remet tout en cause !

Ecrit par : nuchenuche | 01.10.2008

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