23.10.2008

Secret Diary of a Call Girl

Cette série de 22 minutes donne un nouveau souffle au paysage audiovisuel et aussi un petit coup de vieux aux nanas de Desperate. Hannah est une jolie fille qui a tout pour réussir, des amis, un petit ami, une tête bien faite. Pourtant Hannah est aussi Belle et celle là ne plait pas à tout le monde… Un format court qui va à l’essentiel, un personnage central limite schizophrène partagé entre Hannah le jour et Belle la nuit, des histoires d’amour qui ont du mal à éclore, forcément, les petits-amis des prostitués n’aiment pas partager… Oui parce qu’Hannah a aussi un travail mais celui là c’est justement d’être Belle pour plaire aux hommes, le temps d’une partie de jambes en l’air.

Je vous conseille vivement de vous pencher sur cette série, tirée du livre de Belle Je Jour, qui va changer votre regard sur les prostitués.

Ce n’est pas pour autant que je pense à me reconvertir, je vous rassure.

22.10.2008

J&J

Ce week end, nous sommes voir le soleil du sud de la France. Plage, fruits de mer, chaises longues, déjeuners en terrasse... autant vous dire que dimanche soir, on avait bien les boules de repartir à Paris. En arrivant à la gare un peu en avance, on a d'ailleurs eu l'impression d'avoir déjà un pied à Paris. Les gens faisaient la gueule, les escalators ne fonctionnaient pas et les sandwichs étaient secs et hors de prix (un jambon beurre à 5 euros ??? même pas une petite tranche de fromage avec ça !) Nous avons donc décidé de boycotter les bancs et les cafés de la gare et de partir se promener vers la place de la Comédie, qui se situe à deux pas. On a squatté les bancs de la place parmi les teuffeurs et leurs chiens et c'était vachement plus sympa que d'attendre à la gare avec cette ambiance parisienne. On a même mangé un sandwich du Quickbelge, chez qui je ne vais normalement jamais, ce qui a ajouté une touche exceptionnelle à cette escapade !

Bref, tout ça pour dire qu'on a finit par courir pour revenir à la gare parce qu'on n’avait pas vu l'heure passer. Malgré les craintes de mon copain de louper le train, j’ai insisté pour faire un stop à la librairie pour m’acheter un ou deux magazines pour passer le temps dans le train (je lis en ce moment La Femme du Vème de Douglas Kennedy et la fin part tellement en coui*le !! Après avoir dévoré les 300 premières pages, je lutte pour finir ce livre alors qu’il me reste 10 pages maintenant… c’est vous dire.)

Pressée par le temps, j’ai foncé vers les magazines féminins et j’ai pris le premier venu qui avait un gloss offert avec, parce que j’avais les lèvres gercées et je voulais faire ma belle tout simplement. Il y avait un papier plastique qui recouvrait le mag si bien que je n’ai pas vu ce que j’achetais exactement. Mais bon, les gros titres suffisaient pour que ce mag vaille le coup, du genre : « Dossier spécial cheveux : courts, longs, roux ou bruns, des coiffures, trucs et astuces pour chaque tête » ou encore « à quoi pense votre mec ? Comment parler son langage ? »

Bref, lorsque j’ai enlevé le plastique, j’ai découvert avec effroi que j’avais acheté JEUNE ET JOLIE !! (parce que c'est quand même là honte d'acheter ce mag à 29 ans... Déjà à 13 ans, c'était pas glorieux...)

J’ai alors immédiatement pensé à mon père : lorsque j’avais 12-14ans, il venait de temps en temps me chercher à la sortie du collège et on allait ensemble à la librairie pour regarder les journaux. Il attendait qu’on soit éloigné l’un de l’autre dans la librairie pour me lancer à travers la librairie, lorsqu’elle était pleine de collégiens en chien, prêts à se moquer de la première âme en peine venue « Sisiiiii, Je te prends JEUNE ET JOLIE ????!! » et il éclatait de rire après. Quel sadique ! (Bon j’avoue qu’après quelques coups de honte et de chaleur, j’ai appris à lui répondre en criant plus fort que lui « oui Papa, merci !! Et moi je te prends PlAYBOY, comme d’hab ?? » )

Et bien figurez-vous que ce magazine est super détendant et vachement plus trash qu’avant. Toutes les choses dont on ne parle plus lorsqu’on a près de 30 ans et qui pourtant sont bien encore là… Genre, comment parler le même langage que son mec ? Lui poser des questions détournées pour ne pas passer pour une grosse relou. Au lieu de lui dire « T’étais où hier soir, j’ai espéré que tu m’appelles » faut dire « As-tu passé une bonne soirée hier ? » (comme ça tu passes pour la fille détendue du slip et lui pour le gros con qui n’a pas appelé) C’est une bonne piqure de rappel je trouve. Il y a plein de choses qu’on sait qu’il faut faire mais qu’on oublie de faire.

J’ai adoré la rubrique « je me suis fait larguée par texto »… J’ai redécouvert les histoires des sales mecs qui « sortent avec toi juste pour coucher », les prises de tête de « rekonkettes » de mec qui ont « kitté » leur meuf… Et surtout les conseils des rédactrices de J&J. Depuis, mon rêve c’est de travailler chez J&J.

 

16.10.2008

Ma tête le matin...

ressemble de plus en plus à celle de ma mère.

Est ce qu'Eve Angelie a le même problème?

 

15.10.2008

My boss

Mon boss : Dès qu'il a une idée, il faut qu'on l'applique dans la minute. On ne pèse pas les pours et les contres, on s’exécute même si l’idée est grotesque (exemple : traduire notre site internet en russe et en italien alors que nous sommes franco-français et qu’aucune mission ne se passe dans ces pays. Pourquoi le russe et l’italien ? Et pas l’arabe et l’espagnol ? Sa réponse fut : mon grand père était russe et j’aime l’italien…)

Par contre, dès que quelqu'un d'autre a une idée, il met en route sa machine à contradiction et ne l'arrête que lorsque les autres capitulent. La plupart du temps, nous revenons d'ailleurs sur les idées initiales et ses arguments visant à tuer le coq dans l'œuf (et oui) tombent aux oubliettes. Je pense qu'il s'agit juste d'un tic de contradiction. C’est un exercice presque quotidien, qui prend beaucoup d’énergie à tout le monde, surtout à lui, qui énerve tout le monde, lui en premier, et qui ne sert donc finalement à rien.

Finalement, lorsqu’on a envie de lui soumettre une idée, on s’arrange toujours pour qu’il ait l’impression de la trouver tout seul pour éviter l’étape branlette contradictoire… Lorsqu’il met trop de temps à trouver l’idée qu’on lui a pourtant mâché, il faut agir autrement mais de manière moins subtile : Avouer qu’on a une idée mais faire la moue et dire qu’on a des doutes quant à la fiabilité et à la pertinence de celle-là… Il sera alors le premier à vouloir défendre cette idée qu’il ne connait pas encore mais pour qui sa machine à contradiction sera déjà en route.

C’est comme ça que lundi matin :

Sisi : Comme ça serait bien si nous avions dans nos locaux une installation pour pouvoir, je ne sais pas comment dire… comme « picniquer » ?!

Stagiaire dans le coup : Tu veux dire un endroit avec du matériel pour conserver de la nourriture, comme une glacière ? Et une espèce d’endroit où nous pourrions faire comme du « feu » pour réchauffer de la nourriture ?!

Sisi : Oui, par exemple. Mais comment pourrait-on s’y prendre ?? Et surtout où pourrions nous installer un tel endroit ?? Entre nos deux bureaux ?

Boss : Les filles, j’ai une idée. Vous savez la salle de 8m² qui ne sert à rien près de l’entrée, où il y a une arrivée d’eau et une sortie de gaz ?

Sisi : Oui ??? (Avec un air « mais pourquoi me parle-t-il de cette salle ?! ») C’est vrai qu’elle ne sert à rien cette salle !! Avec ce carrelage noir et blanc qui rappelle comme une salle de bain… mais sans baignoire… et avec des placards partout…

Boss : Figurez-vous que je pense que c’était une cuisine avant…

Sisi et Stagiaire : Nooooooooooon ?!

Boss : Et oui. Et mon idée, c’est de retransformer cette salle en cuisine et d’y mettre un frigo et un four à microonde.

C’est là qu’il ne faut surtout pas s’emballer et mettre en route la machine à contradiction pour parler le même langage. Ajouter une dose de récupération de ses arguments pour qu’il puisse réaffirmer ses premières pensées et paraitre sur de lui et cohérent.

Sisi : c’est une bonne idée !! Mais es-tu sur que cette salle peut vraiment devenir une cuisine ? N’y aura-t-il pas de travaux pour installer les branchements etc…

Boss : Mais non !! Je te dis qu’il s’agissait d’une cuisine avant que nous déménagions !! Stagiaire ? Tu t’occupes de trouver un équipement pas cher et tu me donnes les résultats avant ce soir. Je veux que cette cuisine soit installée avant vendredi.

CQFD

10.10.2008

La crise ou le journal de 13H

Mon copain, qui est actuellement en train de changer de travail, passe ses nuits à jouer au poker en ligne et ses journées à somnoler à l'appart. Lors de ses journées pleines d'actions, il rejoue au poker, bricole un peu et s'informe en regardant la télévision.

A la fin de sa première journée passée à la maison, nous nous retrouvons au restaurant viet en bas de chez nous pour manger quelques nems.

Moncopain: "J'ai regardé les infos de 13h ce midi...

Moi: Ah oué, tu as vu, c'est horrible hein?

Moncopain: C'est trop la merde! Rien à voir avec ce qu'il se passait avant...

Moi: Moi j'ai toujours trouvé ça limite... Tellement superficiel et déprimant!

Moncopain: Superficiel? Mais tu rigoles! C'est justement tellement profond que ce sont des années de déni qui font que ça sort avec une telle puissance.

Moi: ...

Moncopain: On court à la catastrophe et je rigole pas. Ca touche tout le monde!!!

Moi: Je sais... j'avais vu ça il y a quelques mois déjà et j'avais eu vraiment peur. Ce faisait des années que je ne m'y étais pas intéressée. Mais tu exagères, peu de personne sont quand même concernées... les gens travaillent et n'ont pas le temps de regarder cette merde.

Moncopain: Mais justement!! Tu le fais exprès ou quoi?

Moi: Attends, je sais que c'est terrible mais c'est pas la peine de t'énerver... C'est juste un journal télévisé.

Moncopain: (...) Je te parle de la crise économique mondiale.

Moi: (...) Ah oui ça! (...)  Mais bon avoue que le journal de 13H est aussi effrayant avec ses rubriques "patrimoine des régions de France" (...)

Moncopain: (...)

Moi: Tu veux le dernier nem?

02.10.2008

Facebook, ton univers impitoyable

Qui, aujourd’hui sur terre, n’a pas encore créé son profil facebook ? Qui ne connait pas la joie de se faire des amis sans JAMAIS les voir ou leur parler ? Un vague mec avec qui tu as fait ta première année de maternelle, et que tu as retrouvé en sixième après (et quand tu as presque 30 ans, ça commence à dater) te request, et devien t ton AMI. Il t’ajoute dans sa longue liste « d’amis » parisiens tous plus branchouilles les uns que les autres, t’invite à des soirées toutes les semaines par emails groupés ; te propose de faire des tests débiles pour découvrir quelle star tu es vraiment ; mais ce même mec ne te parle jamais en tête à tête ou ne t’adresse jamais un petit mail perso…

Je me demande si ça ne va pas déformer la vision qu’ont les jeunes de l’amitié à force. Enfin bref, on n’est pas là pour se poser des questions intelligentes alors je me recentre.

Depuis un moment, j’ai beaucoup de « requests » de friends avec qui j’étais au collège. Des filles essentiellement… Le collège a été pour moi une épreuve terrible où je pensais être moche, bête, pucelle pour le reste de ma vie, rejetée parce que je n’avais pas de doudoune chev*gnon ou de styo à plume cre*ks. Quelques fois même, je me surprends en train de rêver pouvoir retourner en arrière avec mon expérience d’aujourd’hui mais dans mon corps de petite fille pour ne pas me faire griller et régler quelques comptes. Comment je leur en mets plein la vue à tous ces collégiens. Et puis je fugue de chez moi, j’invente Goo*le et je me fais plein de thunes.

Bref, toutes ces petites nanas qui appartenaient autrefois au club des cools, qui avaient des bombers scho*tt ou des jeans 5*1 et qui venaient au collège en scoot sont maintenant mes friends sur facebook. Figurez-vous qu’elles sont encore mignonnes,  mariées, enceintes ou déjà maman. Fuc*ing facebook. Comme si elles n’avaient pas été déjà assez heureuses au collège.

Enfin y a quand même deux trois qui sont passées au travers du filet. Et celles-là, avec mes copines du club des pestes, on s’envoie leurs photos version 2008 par mail le lundi matin et ça nous fait bien marrer.

01.10.2008

Vodka-miel 3

Après en avoir re-high five au petit diable (et m'être lavée les mains), je me suis relancée dans le soirée en quête de vodka pour satisfaire mon côté diabolique. Pour comprendre la suite de cette histoire, il me faut souligner que mon dernier repas datait de plus de 10 heures puisqu'il était 22H et que j'avais déjeuné à midi pour la dernière fois.

Un garçon qu'un nommera Vodkaboy est sorti de la cuisine avec trois bouteilles de différentes vodkas dans une main tel un barman avisé. Dans l'autre main, il tenait des petits verres à shot. En deux temps trois mouvements, il nous servit un premier round avec de vodka nature... C'était de la bonne vodka qui se buvait comme un soda glacé sans bulle. Au deuxième round, il nous a servi de la vodka menthe, un véritable délice... Au troisième round, nous avons goûté la vodka miel, élixir pour les maux de gorge, les idées tristes et les gens trop calmes. Nous avons dansé, chanté, ri haut et fort les minutes qui ont suivi ce troisième shot.

Tout ce que vous lirez ici à partir de maintenant sur la soirée, m'a été raconté par mon copain qui se souvient de tout, tout le temps, quelques soient les circonstances. Mon cerveau a, quand a lui, switché off.

Moi Sisi, 29 ans, j'ai donc enchaîné les shots de vodka toute la soirée en étant persuadée des bienfaits de cet élixir pour ma gorge et mon bien-être. J'ai aussi fumé clopes sur clopes toute la soirée alors que je ne fume plus depuis 2005. J'ai soutenu, seule contre tous, que la vodka "annulait" l'effet de la clope puisqu'elle était un remède au mal de gorge. J'ai  tiré sur un pétard de weed directement venue de Jamaïque et dont les effets étaient carrément fatals (dixit un fumeur quotidien). J’ai parlé « vomi » avec une copine de copine que je ne connais pas bien. J’ai, bien sur, reparlé de skate en jurant sur ma mère que j’allais m’inscrire dès le lendemain à des cours particuliers. En partant de chez mes amis, j’ai mis beaucoup trop de temps pour descendre les 5 étages mais mon copain n’a pas perdu patience parce que lui aussi a beaucoup apprécié la vodka miel… Dans le taxi, j’ai parlé de skate au chauffeur qui visiblement était aussi saoul que moi (ça rassure). En arrivant chez moi je me suis étalée dans le canapé et je n’ai pas voulu me déshabiller. Le lendemain matin, je me suis réveillée avec un mal de crâne affreux, j’ai immédiatement été malade, j’ai voulu mourir et je me suis résignée à rester en vie dans l’espoir de manger des frites le midi.

Et bien vous savez quoi ? Je n’ai plus repensé à cette sale histoire de réponse négative de boulot depuis. Une bonne cuite de temps en temps, ça remet les idées en place. Non ?

Thanks to Vodkaboy.

 

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