30.01.2009

Un Z qui veut dire beaucoup de choses

Si vous avez bien suivi, vous savez que l'ambiance au bureau n'est pas des plus roses. Depuis peu même, j'ai du nouveau à vous raconter: j'ai négocié mon licenciement avec mon gros con de patron. Enfin, je dis "négocier" mais bon je devrais plutôt dire "j'ai demandé à mon patron de me licencier et il a accepté sans broncher". Le problème, c'est qu'il ne veut pas me payer mes trois mois de préavis et ne veut m'en donner que deux. Tout le monde me dit qu'il n'a pas le droit et que la loi est derrière moi etc... Mais moi, permettez moi de continuer sur ma lancée d’images, quand je me retourne, je ne vois pas la loi mais plutôt mon patron à poil en train d'essayer de m'encu...

Il ne travaille pas tous les jours au bureau parce que c’est un grand chef d’affaire et qu’il est très souvent chez le client pour maintenir les bonnes relations. Une fois, alors que je venais de rejoindre la société et que je commençais tout juste à le détester, nous avions été ensemble voir un client et il m’avait confié avant d’entrer en réunion qu’il allait essayer d’obtenir un contrat en échange de places de foot au stade de France. J’avais ri. Il s’était offusqué et m’avait donné une petite leçon de morale en me disant que les affaires marchaient de cette manière et qu’il fallait que je murisse un peu. Certains clients demandaient des choses bien plus salaces que des places pour un match de foot. Il avait ajouté qu’il fallait parler avec le client pour connaitre ses goûts et ses hobbies pour essayer de l’amadouer de cette manière… J’eus à ce moment une brève image de moi-même en train de discuter avec un client savoir s’il préférait les blondes ou les rousses et si je pouvais lui arranger un « rendez-vous » en échange d’un contrat…

Bref, je ne le vois pas souvent, mais quand je le croise, c’est électrique. On se fait se tend des pièges, on se fait des crasses, on se parle très mal… J’ai l’impression d’être dans une bande annonce de Seconde Chance (je dis bande annonce parce que j’ai jamais vu un épisode en entier).

Cette semaine, il m’a demandé d’envoyer des cartes de vœux en son nom à ses clients les plus  importants. A croire qu’il me donne le bâton pour se faire battre…

Il m’a soumis un texte que je devais personnaliser pour chaque client. Un texte assez simple et un peu ridicule sur la fin genre «Cher XX, Chère XY, Je vous souhaite une bonne année au nom de toute la société YY. Réussite, succès et bonheur »

Au début, je pensais changer le texte et le truffer de fautes d’orthographes. Et puis j’ai décidé de ne rien changer dans le texte. J’ai juste ajouté un Z de Zorro avant sa signature (je précise qu'il n'y a pas, bien sur, ni dans son prénom, ni dans son nom, la lettre Z)

High five to myself.

 

22.01.2009

Prout Prout dans le Marais

Dimanche après midi, je me baladais dans le marais, dans les rues bondées de bobos qui allaient et sortaient des magasins ouverts tel que Z&V, Codesco ou encore Bernard Chiarel. Je venais des halles où j'avais loupé ma séance de ciné et où un mec de 15 ans mon cadet était venu me draguer. D'ailleurs, avec du recul, au lieu de lui répondre "non" lorsqu'il m'a abordé et m'a dit "Salut, on peut discuter toi et moi quelques instants?", j'aurais pu répondre "j'ai l'âge d'être ta mère."

Bref, j'avais donc marché jusque dans le marais pour faire un tour dans ces magasins de p*tasses. Je n'étais pas maquillée, j'avais mis un vieux jean, j'étais en basket et j'avais une polaire grise à capuche H&H. Autant vous dire que je ne ressemblais à rien face à la ribambelle de pinups à bottes et à talons hauts. Alors que je regardais les écharpes Z&V à 120 euros, acrylique, déjà boulochées et soldées à 30%, une nana me bouscule et se jette sur la paire de gants la plus moche que j'ai jamais vu de ma vie mais avec le logo Z&V bien visible dessus. Je soupire et elle me lance alors un regard noir que je soutiens et que je gagne même.

Je continue mon tour de magasin et elle reprend sa chasse à la marque. Nous nous retrouvons près des débardeurs où une foule de p*tasses s’affèrent devant des hauts pailletés. Si elle me repousse je lui arrache l’étiquette SR de sa doudoune, me suis-je promis. Alors que je regardais un top, une odeur de prout émana, accompagné de cris, de plaintes et de lamentations.

Je me retourne et vois la nana pliée en deux, tordue de douleur et de honte. La pauvre fille était, je pense, prise d’une gastro fulgurante au milieu des strass et paillettes. J’ai quand même remarqué avant de m’enfuir très vite tant l’odeur était insupportable, que la nana avait gardé les gants en mains …

High five God, ai-je pensé.

 

17.01.2009

Une vendredasse en Bretagne

Toutes ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés etc...

Cette histoire se passe donc en Bretagne, comme le titre l'indique, sur une île où seuls les bars sont le moteur économique des communes des environs. Chez Gégé, c'est pas le bar le plus branché du monde mais au moins le demi est à bon prix et ça rameute du monte. C'est un vendredi soir, un soir de grande affluence chez Gégé, les jeunes fêtent la fin des cours et les plus âgés la fin d'une semaine de travail. Un gars (en Bretagne, on dit un "gars" et pas un "homme" ou un "mec") se tient au comptoir et enchaine les demi tout en faisant connaissance avec les gens qui l'entourent. Il plaisante, raconte des anecdotes, rit aux blagues des autres... bref, il attire du monde autour de lui.

Il discute avec un groupe de jeunes qui au bout d'un moment décide d'aller fumer une petite clope à l'extérieur du bar. Il les suit. La nuit est claire, c'est la pleine lune. En arrivant dehors, lui qui ne fume pas, décide d'attirer l'attention sur lui. 

" hey les gars! vous voyez cette montée? (et il montre de la tête une ruelle qui monte et jouxte le bar) Et ben je vais gagner la course!!!" Et il part en courant en montant la côte.

Chacun se regarde un peu interloqué et amusé à la fois. Mais qu'a t-il voulu dire?! Peu importe, on fume sa clope sans se poser trop de question sur ce qu'il est parti faire en haut.

Quelques minutes plus tard, un bruit d'eau qui court arrive près du bar. Le groupe de jeunes fait alors attention à cette petite rigole qui passe le long de la ruelle. Arrive alors en même le gars du bar qui se met à crier hyper fort:

"ouéééééééééé j'ai gagné!!!"

Il avait pissé en haut de la rue et était arrivé devant le bar avant son pipi dans la rigole. 

   

 

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