15.10.2008
My boss
Mon boss : Dès qu'il a une idée, il faut qu'on l'applique dans la minute. On ne pèse pas les pours et les contres, on s’exécute même si l’idée est grotesque (exemple : traduire notre site internet en russe et en italien alors que nous sommes franco-français et qu’aucune mission ne se passe dans ces pays. Pourquoi le russe et l’italien ? Et pas l’arabe et l’espagnol ? Sa réponse fut : mon grand père était russe et j’aime l’italien…)
Par contre, dès que quelqu'un d'autre a une idée, il met en route sa machine à contradiction et ne l'arrête que lorsque les autres capitulent. La plupart du temps, nous revenons d'ailleurs sur les idées initiales et ses arguments visant à tuer le coq dans l'œuf (et oui) tombent aux oubliettes. Je pense qu'il s'agit juste d'un tic de contradiction. C’est un exercice presque quotidien, qui prend beaucoup d’énergie à tout le monde, surtout à lui, qui énerve tout le monde, lui en premier, et qui ne sert donc finalement à rien.
Finalement, lorsqu’on a envie de lui soumettre une idée, on s’arrange toujours pour qu’il ait l’impression de la trouver tout seul pour éviter l’étape branlette contradictoire… Lorsqu’il met trop de temps à trouver l’idée qu’on lui a pourtant mâché, il faut agir autrement mais de manière moins subtile : Avouer qu’on a une idée mais faire la moue et dire qu’on a des doutes quant à la fiabilité et à la pertinence de celle-là… Il sera alors le premier à vouloir défendre cette idée qu’il ne connait pas encore mais pour qui sa machine à contradiction sera déjà en route.
C’est comme ça que lundi matin :
Sisi : Comme ça serait bien si nous avions dans nos locaux une installation pour pouvoir, je ne sais pas comment dire… comme « picniquer » ?!
Stagiaire dans le coup : Tu veux dire un endroit avec du matériel pour conserver de la nourriture, comme une glacière ? Et une espèce d’endroit où nous pourrions faire comme du « feu » pour réchauffer de la nourriture ?!
Sisi : Oui, par exemple. Mais comment pourrait-on s’y prendre ?? Et surtout où pourrions nous installer un tel endroit ?? Entre nos deux bureaux ?
Boss : Les filles, j’ai une idée. Vous savez la salle de 8m² qui ne sert à rien près de l’entrée, où il y a une arrivée d’eau et une sortie de gaz ?
Sisi : Oui ??? (Avec un air « mais pourquoi me parle-t-il de cette salle ?! ») C’est vrai qu’elle ne sert à rien cette salle !! Avec ce carrelage noir et blanc qui rappelle comme une salle de bain… mais sans baignoire… et avec des placards partout…
Boss : Figurez-vous que je pense que c’était une cuisine avant…
Sisi et Stagiaire : Nooooooooooon ?!
Boss : Et oui. Et mon idée, c’est de retransformer cette salle en cuisine et d’y mettre un frigo et un four à microonde.
C’est là qu’il ne faut surtout pas s’emballer et mettre en route la machine à contradiction pour parler le même langage. Ajouter une dose de récupération de ses arguments pour qu’il puisse réaffirmer ses premières pensées et paraitre sur de lui et cohérent.
Sisi : c’est une bonne idée !! Mais es-tu sur que cette salle peut vraiment devenir une cuisine ? N’y aura-t-il pas de travaux pour installer les branchements etc…
Boss : Mais non !! Je te dis qu’il s’agissait d’une cuisine avant que nous déménagions !! Stagiaire ? Tu t’occupes de trouver un équipement pas cher et tu me donnes les résultats avant ce soir. Je veux que cette cuisine soit installée avant vendredi.
CQFD
14:34 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10.10.2008
La crise ou le journal de 13H
Mon copain, qui est actuellement en train de changer de travail, passe ses nuits à jouer au poker en ligne et ses journées à somnoler à l'appart. Lors de ses journées pleines d'actions, il rejoue au poker, bricole un peu et s'informe en regardant la télévision.
A la fin de sa première journée passée à la maison, nous nous retrouvons au restaurant viet en bas de chez nous pour manger quelques nems.
Moncopain: "J'ai regardé les infos de 13h ce midi...
Moi: Ah oué, tu as vu, c'est horrible hein?
Moncopain: C'est trop la merde! Rien à voir avec ce qu'il se passait avant...
Moi: Moi j'ai toujours trouvé ça limite... Tellement superficiel et déprimant!
Moncopain: Superficiel? Mais tu rigoles! C'est justement tellement profond que ce sont des années de déni qui font que ça sort avec une telle puissance.
Moi: ...
Moncopain: On court à la catastrophe et je rigole pas. Ca touche tout le monde!!!
Moi: Je sais... j'avais vu ça il y a quelques mois déjà et j'avais eu vraiment peur. Ce faisait des années que je ne m'y étais pas intéressée. Mais tu exagères, peu de personne sont quand même concernées... les gens travaillent et n'ont pas le temps de regarder cette merde.
Moncopain: Mais justement!! Tu le fais exprès ou quoi?
Moi: Attends, je sais que c'est terrible mais c'est pas la peine de t'énerver... C'est juste un journal télévisé.
Moncopain: (...) Je te parle de la crise économique mondiale.
Moi: (...) Ah oui ça! (...) Mais bon avoue que le journal de 13H est aussi effrayant avec ses rubriques "patrimoine des régions de France" (...)
Moncopain: (...)
Moi: Tu veux le dernier nem?
14:22 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.10.2008
Facebook, ton univers impitoyable
Qui, aujourd’hui sur terre, n’a pas encore créé son profil facebook ? Qui ne connait pas la joie de se faire des amis sans JAMAIS les voir ou leur parler ? Un vague mec avec qui tu as fait ta première année de maternelle, et que tu as retrouvé en sixième après (et quand tu as presque 30 ans, ça commence à dater) te request, et devien t ton AMI. Il t’ajoute dans sa longue liste « d’amis » parisiens tous plus branchouilles les uns que les autres, t’invite à des soirées toutes les semaines par emails groupés ; te propose de faire des tests débiles pour découvrir quelle star tu es vraiment ; mais ce même mec ne te parle jamais en tête à tête ou ne t’adresse jamais un petit mail perso…
Je me demande si ça ne va pas déformer la vision qu’ont les jeunes de l’amitié à force. Enfin bref, on n’est pas là pour se poser des questions intelligentes alors je me recentre.
Depuis un moment, j’ai beaucoup de « requests » de friends avec qui j’étais au collège. Des filles essentiellement… Le collège a été pour moi une épreuve terrible où je pensais être moche, bête, pucelle pour le reste de ma vie, rejetée parce que je n’avais pas de doudoune chev*gnon ou de styo à plume cre*ks. Quelques fois même, je me surprends en train de rêver pouvoir retourner en arrière avec mon expérience d’aujourd’hui mais dans mon corps de petite fille pour ne pas me faire griller et régler quelques comptes. Comment je leur en mets plein la vue à tous ces collégiens. Et puis je fugue de chez moi, j’invente Goo*le et je me fais plein de thunes.
Bref, toutes ces petites nanas qui appartenaient autrefois au club des cools, qui avaient des bombers scho*tt ou des jeans 5*1 et qui venaient au collège en scoot sont maintenant mes friends sur facebook. Figurez-vous qu’elles sont encore mignonnes, mariées, enceintes ou déjà maman. Fuc*ing facebook. Comme si elles n’avaient pas été déjà assez heureuses au collège.
Enfin y a quand même deux trois qui sont passées au travers du filet. Et celles-là, avec mes copines du club des pestes, on s’envoie leurs photos version 2008 par mail le lundi matin et ça nous fait bien marrer.
12:25 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


